article sur le ribosome, dans hors-série epsiloon, le magazine scientifique d'actualité@LAGUNA DESIGN/SPL

Ribosome, la machine de la vie

Chacune de nos cellules contient plus d’un million de ribosomes ! Des petites molécules incroyablement complexes... sans lesquelles il n’y aurait tout simplement pas de vie sur Terre.

par Émilie Rauscher,

Au cœur de la vie se trouve une machine. “Sans cette machine moléculaire, la vie sur Terre n’existerait pas. C’est la chose la plus fascinante et énigmatique de toute la biologie”, s’enthousiasme Harry Noller, prix Breakthrough 2016 des sciences du vivant pour ses avancées sur la composition de cet objet biologique qui le passionne depuis plus de cinquante ans.

Une machine ? “Certains ont critiqué le terme, mais je le trouve pertinent, estime Joachim Frank, biochimiste à l’université Columbia, à New York, et prix Nobel de chimie en 2017 pour ses travaux sur elle en cryomicroscopie électronique. Il traduit bien l’idée d’un mécanisme complexe, et surtout l’idée de processivité, c’est-à-dire d’une progression systématique et unidirectionnelle des processus qui s’y déroulent.” Son nom ? Le ribosome. “C’est la molécule la plus importante, et personne n’en a entendu parler, s’amuse Venki Ramakrishnan, biologiste moléculaire à Cambridge, également prix Nobel en 2009 pour son apport décisif à sa compréhension. Elle est située à l’interface entre nos gènes et les protéines correspondantes, et c’est elle qui lit l’information codée dans les gènes pour fabriquer les protéines.”

Le plan de cette machine est incroyablement compliqué à dessiner. Plus d’un demi-siècle après sa découverte par George Emil Palade – lui aussi récompensé par le Nobel de médecine en 1974 –, chimistes et biologistes s’échinent toujours à en percer les rouages. Depuis quelques années seulement, ils réussissent à filmer les étapes clés de son processus industriel avec une définition qu’ils pensaient inatteignable : ils commencent littéralement à en voir le cœur, pourtant particulièrement surchargé. Quelque 500 000 atomes ­minimum pour chaque ribosome, qui travaillent en continu pour produire les briques de matière vivante que sont les protéines.

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Un article à retrouver dans Hors-Série Epsiloon n°18
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