papillomavirus@LAGUNA DESIGN/SPL

Papillomavirus : retour sur une lente prise de conscience

Un article à retrouver dans Epsiloon n°28

Il est longtemps resté un problème de femmes, victimes du cancer du col de l’utérus. Le premier recensement global chez les hommes vient d’être publié : près d’un sur trois en est porteur. Il y a urgence à les intégrer dans les politiques de prévention.

par Alexandra Pihen,

La méta-analyse a été publiée il y a quelques semaines. Elle compile pour la première fois les données de 44 769 hommes de 27 à 35 ans recueillies dans 35 pays de 1995 à 2022… soit un instantané mondial de la présence des papillomavirus humains (HPV) dans les muqueuses masculines. Il se révèle tout à fait édifiant : c’est un homme en bonne santé sur trois (31 %) qui est infecté par au moins un type de ces virus. Et environ un sur cinq (21 %) par un ou plusieurs types de HPV à haut risque oncogène – c’est-à-dire pouvant provoquer des cancers. “Ces chiffres sont certainement un peu sous-estimés, avance Quentin Lepiller, membre du Centre national de référence sur les papillomavirus à Besançon. La détection chez les hommes est plus difficile.” C’est un fait : cette infection sexuelle massive est équitablement partagée entre les hommes et les femmes au sein de la population mondiale. Pourtant, jusque-là, c’était un sujet de femmes. Car c’est d’abord chez elles, à la fin des années 1970, que le risque lié à ces infections commence à être suspecté.

La suite de cet article est disponible dans la liseuse
Un article à retrouver dans Epsiloon n°28
Découvrir le numéro
Acheter ce numéro
Abonnez-vous et ne manquez aucun numéro
Chaque mois,dans votre boîte aux lettres
Toutes les archives,accessibles en ligne
La version numérique,avec l'appli Epsiloon
Un espace abonné,pour gérer mon compte