
Pile nucléaire : finalement, elle arrive
Une mini-pile à l’énergie quasi éternelle. Grâce à de nouvelles technos, les industriels relancent ce vieux fantasme de SF. Et aussi un vieux débat.
“Notre pile pourra durer cinquante ans sans avoir besoin d’être rechargée”, annonce la start-up chinoise Betavolt Technology, évoquant un démarrage de la production dès 2025. La californienne Infinity Power, soutenue par le département américain de la Défense, promet, elle, “un niveau d’efficacité jamais atteint pour cette technologie”. “Nous sommes sur le point de faire une annonce majeure sur nos derniers progrès techniques”, confie de son côté Tom Scott, chercheur à l’université de Bristol, en Angleterre, et directeur technique d’Arkenlight. Aux États-Unis, en Chine, en Europe, tous annoncent la même chose : l’arrivée sur le marché d’une pile atomique capable de fournir du courant pendant des décennies, sans avoir besoin de la recharger. On pense au réacteur d’Iron Man, qui alimente ses armes avec de l’énergie nucléaire ; à la montre atomique de Capitaine Flam, qui fait sauter les portes blindées ; ou à la mythique DeLorean de Retour vers le futur, qui carbure au plutonium. Sauf que ces nouvelles piles ne fonctionnent pas sur la fission ou la fusion d’atomes, avec leurs risques de réactions en chaîne et d’emballement. Au-delà du fantasme SF, ce qui s’en rapprocherait le plus, ce seraient les batteries déployées depuis les années 1960 dans l’espace pour alimenter les sondes et les satellites.