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Qui se ressemble s'assemble?
À ce vieux proverbe, des psychologues, des sociologues, des biologistes et même des économistes répondent oui. Âge, taille, couleur des cheveux, milieu social… ils ont fait le tour de nos ressemblances.
Autant l’avouer, nous avons été surpris de découvrir un si grand nombre de recherches sur le sujet. Qui se ressemble s’assemble ? Oui, psychologues, sociologues, biologistes, économistes tentent de répondre à ce dicton de grand-mère. Oui, pour y parvenir, ils convoquent les techniques ultimes de la génétique et traquent les ressemblances au sein des couples. “Trouver un partenaire est l’une des décisions les plus importantes que nous prenons dans la vie, ce qui la rend intrinsèquement intéressante”, justifie le généticien comportementaliste Hans Fredrik Sunde, au Norwegian Institute of Public Health, qui a fait des similitudes conjugales son principal axe de travail. Et le plus fou, c’est que les chercheurs en trouvent. “Des preuves empiriques très solides montrent que les partenaires romantiques ont tendance à être similaires sur de nombreux traits”, affirme la psychologue de l’évolution Kaitlyn Harper, à l’université du Queensland. “Ils se ressemblent parfois même plus que des frères et sœurs !”, ajoute Hans Fredrik Sunde.
Âge, éducation, opinions politiques et religieuses, intelligence, personnalité, mais aussi propension à consommer de l’alcool ou des cigarettes, lieu de naissance, taille, poids ou encore façon de se serrer la main, port de lunettes, quantité d’eau bue par jour… La liste est longue des ressemblances entre partenaires mises au jour par de larges méta-analyses à l’échelle de la population mondiale. Les chercheurs parlent de “corrélations” : “Dans certains domaines, comme l’éducation ou l’âge, elles peuvent être assez importantes, tandis que dans d’autres, comme la personnalité, elles sont plus faibles mais restent fiables”, souligne Kaitlyn Harper. À noter que les couples homosexuels ne font pas exception à la règle : “Seuls le nombre d’enfants et les années de naissance sont nettement plus corrélés chez les couples hétérosexuels”, précise la généticienne comportementaliste Tanya Horwitz, à l’université du Colorado, qui a publié ces résultats en août 2025.