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Le casse-tête du pétrole
Ukraine, Venezuela, guerre au Moyen-Orient… Les tensions internationales bouleversent le commerce du pétrole. Et le dilemme est plus fort que jamais, car cette ressource fossile polluante reste incontournable.
35 milliards de barils ont été extraits dans le monde en 2024, soit plus de 4,7 milliards de tonnes, gaz naturel liquide inclus.
Les États-Unis sont loin devant. C’est le premier producteur historique avec un forage en Pennsylvanie en 1859, et le premier en quantité : 21 % de la production actuelle, devant l’Arabie saoudite (11 %), la Russie (11 %), le Canada (6 %), l’Iran (5 %).
On compte actuellement 242 milliards de tonnes de réserves de pétrole brut prouvées au 1er janvier 2026. Soit 49 années de production au rythme actuel ; dont 70 % appartiennent aux 12 pays de l’OPEP, Venezuela en tête.
Les stocks sont croissants et le pic annoncé plusieurs fois est toujours repoussé, notamment grâce au pétrole de schiste (39 % des réserves) et à l’exploitation des grands fonds (20 %).
À cela s’ajoute les gisements de l’Arctique, qui recèlerait 13 % des réserves mondiales non découvertes. Et de l’Antarctique : l’exploitation y est interdite jusqu’en 2048, mais la prospection reste possible. La Russie a ainsi découvert en 2024 un gisement de 500 milliards de barils…