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Pompe à chaleur : est-ce vraiment la solution miracle ?
Une pompe à chaleur dans chaque foyer ? Dans le cadre du plan “Électrifions la France !”, lancé le 26 juin dernier, la consigne est claire : le gouvernement mise sur les pompes à chaleur pour accélérer la décarbonation. Mais est-ce crédible ? Nous plongeons dans les études.
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La chaudière au fioul est déjà bannie ; celles au gaz seront interdites dans les bâtiments neufs à partir de 2027 ; les aides financières s’accumulent (coups de pouce, offres intégrées depuis le 1er octobre)… Nul doute qu’en France, la pompe à chaleur – la PAC – est présentée comme la solution pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et réduire les émissions de gaz à effet de serre. D’ailleurs, le pays caracole déjà en tête des ventes en Europe, avec un million de pompes à chaleur achetées en 2025. La France est le pays le plus équipé, avec 7 millions de foyers – même si, rapporté au nombre de ménages, la Finlande, la Suède et la Norvège restent devant.
Et c’est vrai que sur le papier, la machine a un grand atout : un coefficient de performance de 3 en moyenne. En prélevant des calories dans l’air, l’eau ou le sol, elle produit 3 kWh de chaleur pour seulement 1 kWh d’électricité consommée. C’est bien plus important que toutes les autres solutions thermiques (autour de 0,8 pour le bois et le fioul, et 1,05 pour le gaz à condensation).
Machine géniale
En prime, elle peut parfois être exploitée de manière réversible et jouer le rôle de climatiseur. “Si on la dimensionne et la règle bien, une pompe à chaleur est un appareil incomparable et une machine thermodynamique géniale”, juge Olivier Sidler, ingénieur, spécialiste de la maîtrise de l’énergie, fondateur d’Enertech. En effet, en configuration optimale, une pompe à chaleur ne consomme de l’électricité que pour alimenter son compresseur, son ventilateur… Or l’énergie électrique, dans notre pays, est très décarbonée : en 2025, la part du nucléaire et des énergies renouvelables a représenté 95 % de la consommation. Le simulateur de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, fait le calcul : un logement de 100 m2 chauffé avec une pompe à chaleur émet en moyenne 5 fois moins de CO2 qu’un chauffage au bois avec un poêle à granulés ; 14 fois moins qu’une chaudière au gaz et 30 fois moins qu’une chaudière au fuel.