illustration de notre cerveau qui adore le hasard dans le hors-série epsiloon n°20@ILLUSTRATION Y.DIRAISON AVEC L’IA FIREFLY ET SHUTTERSTOCK

Pourquoi notre cerveau adore le hasard

Un article à retrouver dans

Poker, jeux en ligne, casino... La France compte 3,9 millions de joueurs, qui dépensent 14 milliards d'euros ! C’est atavique. Les neuroscientifiques le voient dans nos neurones. Rien de tel que l’aléa, l’incertitude, le suspens pour faire vibrer notre cerveau.

par Gabrielle Antoniewski,

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Une pièce jetée en l’air. Une case qui s’apprête à révéler un numéro gagnant – ou perdant. L’attente fiévreuse d’un événement à l’issue incertaine sur laquelle on a parié… Qui n’a jamais vibré de cette excitation trouble, mélange d’espoir et de crainte, quelques secondes avant la révélation d’un résultat dont on ne maîtrise rien ? Comme pris par le vertige d’être la proie du hasard, par le frisson de se sentir totalement à sa merci… Peu de gens, si l’on en croit les chiffres. Aux États-Unis, 65 % des adultes avouent avoir déjà joué à un jeu de hasard avant l’âge de 21 ans. Et la plupart des pays, dont la France, suivent la même tendance : de plus en plus de joueurs, de plus en plus jeunes. À l’échelle mondiale, plus d’un mineur sur six s’adonnerait à des jeux d’argent et de hasard. Lotos, tombolas de quartier, paris entre amis, jeux de société, poker…

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Comment expliquer cet attrait irrésistible ? La réponse ressemble à une lapalissade, tant cela paraît évident : parce que nous adorons jouer avec le hasard. Et depuis longtemps. L’archéologue américain Robert Madden a récemment identifié des dés considérés comme les plus vieux de l’humanité, datant d’il y a 12 000 ans, fabriqués et utilisés par des chasseurs-cueilleurs amérindiens des Grandes Plaines de l’Ouest. Soit 6 000 ans plus tôt que les dés les plus vieux connus jusqu’alors. “Ces peuples avaient leurs propres jeux de hasard, et ils les utilisaient presque toujours pour parier”, affirme le chercheur de l’université d’État du Colorado. 

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