illustration méthode coué dans epsiloon, magazine scientifique d'actualité@Y.DIRAISON AVEC SHUTTERSTOCK ET GETTY IMAGES

Méthode Coué : la preuve que ça marche

“Je vais bien, tout va bien…” Les effets bénéfiques des pensées positives sur la santé, vantées en son temps par Émile Coué, viennent d’être mesurés. Oui, l’autosuggestion booste bien notre immunité. Une sorte d’effet placebo auto-induit.

par Jean-Baptiste Veyrieras,

“Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux…” En regardant l’expérience que viennent de mener des neurobiologistes de l’université de Tel Aviv, difficile de ne pas penser à la petite litanie positive qu’Émile Coué de la Châtaigneraie recommandait à ses patients de répéter chaque soir dans leur lit. “Si étant malade, nous nous imaginons que la guérison va se produire, celle-ci se produira si elle est possible. Si elle ne l’est pas, nous obtiendrons le maximum d’améliorations qu’il est possible d’obtenir”, professait le pharmacien nancéen dans La Maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente, publié au début du XXe siècle. 

La méthode, aujourd’hui assimilée à un volontarisme un peu naïf et forcené, suscita un vif enthousiasme durant l’entre-deux-guerres, avant d’être reléguée dans l’ombre des pseudosciences, ou dévoyée dans le fourre-tout très marketé des best-sellers en développement personnel. Depuis quelques années pourtant, l’idée qu’une attitude positive à l’égard d’un traitement thérapeutique puisse produire un effet placebo reprend du lustre dans l’imaginaire scientifique.

 

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