@LÉA DESRAYAUD
100 façons de détruire la Terre
Comment la planète, la vie ou l’humanité pourraient-elles disparaître ? Bien sûr, la réponse se trouve dans la SF. Nous avons analysé un corpus (subjectif) de 100 œuvres.
Ça pourrait être la faute d’un agent biologique (champignons, parasites, virus, bactéries…). Qui provoque une pandémie dévastatrice. On retrouve cette hypothèse dans 12 œuvres. Avec une toxine qui pousse au suicide dans Phénomènes ; un virus qui transforme en zombies dans The Walking Dead… C’est alors auprès des rescapés, des épargnés ou des personnages immunisés, que l’on découvre l’ampleur des ravages. Car il reste toujours des survivants – ou au moins un, comme dans Je suis une légende.
Autre situation, le phénomène astronomique, tel qu’un astéroïde, une sortie d’orbite, un affaiblissement du Soleil… 18 des œuvres que nous avons étudiées optent pour ce scénario. Il faut alors combattre, avec ou sans courage (Armageddon ou Projet dernière chance), et avec plus ou moins de succès. Attention spoiler.
Sachant que l’inaction a un prix. Que ce soit une question de prise de conscience. Quand il est encore temps d’agir et qu’il faut lutter contre le déni (Don’t Look Up). Ou au contraire embrasser le cataclysme (Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare, Melancholia).
Oups ! La fin de la Terre peut aussi être provoquée par une simple expérience qui tourne mal. Comme le générateur antigravité qui part en vrille dans la nouvelle Night. Oups ! encore dans le roman Earth, où des physiciens laissent tomber par inadvertance le mini-trou noir qu’ils viennent de créer.