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Les textiles en champignons
Cela prête à sourire, et pourtant. Poussés par l’impact environnemental de l’industrie textile, biologistes et ingénieurs ont eu l’idée d’utiliser le mycélium des champignons pour remplacer le coton. Les premiers produits industriels arrivent.
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Des chaussures en girolle ? Un pantalon en cèpe ? Ça peut faire sourire. Mais l’histoire devient plus crédible quand on rentre dans les détails. L’idée est la suivante : et si on utilisait non pas le chapeau des champignons, mais leur mycélium, ses racines ramifiées, comme fibre de tissage ? “Les publications sur les matériaux à base de mycélium connaissent une croissance rapide”, lance Lars Dittrich, chercheur à l’université belge Vrije Universiteit Brussel. “La recherche a incontestablement progressé ; le nombre de start-up a grimpé”, confirme Geza Szilvay, biologiste au centre de recherche technique VTT, en Finlande. “Plusieurs grandes maisons de maroquinerie travaillent sur le sujet, je ne peux pas vous en dire plus mais c’est bien en cours…”, confie de son côté Agnès Thomasset, ingénieure chimiste à l’Itech, à Lyon.
En Chine, l’entreprise SynMetabio, pionnière depuis 2021, emploie 130 personnes. “En janvier prochain, nous allons sortir un premier sac à base de mycélium avec une grande maison et d’autres produits sont en développement”, annonce son vice-président, Rémi Petitfrère. Même les industriels de l’automobile, comme Stellantis, Kia, Ford ou Volkswagen, sont sur les rangs avec des projets de sièges ou d’appuie-tête à l’étude.