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Le casse-tête du sucre
Il est pointé du doigt dans de nombreuses maladies et pour de potentiels effets sur le cerveau. Sauf qu’il y en a partout. Difficile de se passer du sucre ? C’est tout l’enjeu des nouvelles politiques de santé.
Le sucre est naturellement présent dans les aliments : sous forme de glucose dans le miel, les fruits ; de fructose dans les légumes ; de lactose et de galactose dans les produits laitiers ; de saccharose dans le sucre de table ; d’amidon dans les céréales…
Et les industriels en ajoutent partout : pour le goût, la conservation, comme agent pour la texture, la couleur…
77 % des produits alimentaires en supermarché contiennent ainsi des sucres ajoutés, y compris les produits salés.
Résultat, nous surconsommons du sucre. En France, 30 % des adultes et adolescents dépassent les recommandations de l’Anses (100 g/j). Cela monte à 60 % chez les 8-12 ans et 75 % chez les 4-7 ans.
Et les effets négatifs sont nombreux.
Le risque d’obésité d’abord : +28 % pour une consommation de plus de 100 g/jour de sucre ajouté.
Sur la santé métabolique aussi. Le sucre consommé enfant entraînerait des modifications épigénétiques qui impactent la glycémie, le stockage de gras dans le foie, le taux de triglycérides sanguins…
Et même sur le long terme. Une étude montre que les Anglais nés en 1939-45 (rationnés à 40 g/j) ont -14 % de risque d’insuffisance cardiaque, -20 % d’hypertension à 65 ans, -35 % de risque de diabète de type 2 avant 65 ans.
Sans compter son lien avec le cancer du sein, indépendamment de la prise de poids, selon NutriNetSanté.